À propos de

« Depuis longtemps, je m’interroge sur les limites du mouvement, dans sa forme abstraite, en passant par ses origines, son moteur et l’histoire qu’il nous raconte.

Le mouvement n’a pas de limite en mon sens, il est unique, sincère tant qu’il reste dans la spontanéité du geste. J’aime travailler sur l’aspect de déstructuration des mouvements linéaires, ce qui apporte à ma danse ce paradoxe que j’appelle « d’animalement humain ». L’animal est spontané, dirigé par des pulsions, des ressentis et des humeurs…

Crédit : Laureen Keravec

Dans cette société ou l’on essaye de devenir de plus en plus droit, je préfère de loin l’instinct animal qui sommeille en nous. Un hybride qui joue sur différents tableaux émotionnels et énergétiques. 

Mon premier solo « Instant de songe » parler justement de cet être venu d’ailleurs. En cela, ma gestuelle est une recherche constante d’opposition, de spirale, de chute, de rebond, de résistance et d’articulation. Je ne suis pas dans le mouvement beau, la beauté vient par l’intention sincère qu’on met derrière le geste. Raconter une histoire ne m’a jamais intéressé, je travaille sur des thématiques vécues ou non tout en restant dans l’abstrait. Il est enrichissant de permettre aux danseurs et aux spectateurs, d’ouvrir les portes de l’imaginaire et de l’interprétation.

Crédit: : Dilane Collet

Le nom de la compagnie, Alpha-Oméga, est une interrogation sur la vie. Ces symboles, côtes à côtes, représentent le paradoxe de la vie. « Tantôt le début, tantôt la fin, tantôt l’éternité » . J’ai associé dans ces contradictions ce que l’Homme possède de plus puissant dans ce monde : la création. L’être humain est lui-même une création, qu’elle soit spirituelle ou le fruit d’une alchimie, c’est incontestable. L’âme créatrice laisse des marques dans le temps : Elle symbolise notre histoire. Ce n’est pas au hasard que la compagnie s’est fondée au sein des Pays de Dinan, « Ville d’Art et d’Histoire » et ouvre bien entendu ses bras pour tous les échanges artistiques.